Barcelone gagne la finale de la Champion’s league


Le titre est simple à dessein. Il permet de passer vite les faits ( voir la vidéo des buts de la finale Barcelone Manchester plus bas), car la vérité de la victoire de Barcelone dans cette finale 2011 de la Champion’s league est ailleurs. Les faits, les voici : Barcelone bat Manchester United 3-1 avec côté Barça des buts de Pedro, Messi et Villa et côté Manchester, un but de Rooney.

Vient ensuite la récompense, les joueurs de Barcelone soulèvent la coupe dans les tribunes de Wembley.

Mais il y a mieux pour les fans de football qui ont regardé ce match. Il y a bien sûr cet énième démonstration du jeu barcelonais qui associe le courage de la passe au plus près de l’adversaire et dans la surface à la capacité à accélérer d’un coup pour frapper.

En les regardant jouer et en voyant quelques unes des combinaisons de l’équipe de Guardiola j’ai eu l’impression d’un coup que cette équipe s’inspirait du football américain. Dans cette espèce de litanie d’attaques qui semble ne jamais pouvoir cesser et qui se perpétue tant que l’équipe en face n’a pas récupéré le ballon et surtout tant que le Barça n’a pas marqué. C’est simple, Barcelone joue tellement bien qu’on a pas envie que ça s’arrête.

Mais il y a encore mieux. Il y a ce moment effarant dans un monde hypocrite où Puyol décide de donner son brassard tout frais de capitaine ( il n’était entré en jeu qu’à la fin du match) à Eric Abidal pour que le français soit le premier à soulever la coupe.

Vertige de l’émotion sportive : une histoire de bonhommes dont l’état d’esprit est la source primitive de l’énergie qui permet le libre déploiement du talent. On cherche, on se demande si c’est de la com’ mais ça semble impossible tellement on se doute que les égos sont acérés. Et pourtant ce geste de prince construit une légende qui n’a pas besoin de scénario préalable : c’est radicalement bien et touchant.

On se souvient alors du raccourci faisant de Barcelone une machine de guerre tactique à cause de sa pléthore de petits joueurs blancs, le sophisme français habituel qui croit que copier-coller ce qui marche fait aussi marcher. Mais non, Barcelone épanoui avec un Abidal épanoui, c’est une histoire de puissance de l’esprit et de réflexion sur soi qui libère le physique : une joie de jouer ensemble qui vient d’une maturité de pensée très visible dans les risques pris sur le terrain et dans l’attitude générale y compris chez les remplaçants.

Vidéo des buts Barcelone Manchester United

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